Les cas dans cette lettre :
Deng Shiying est torturée à mort pour avoir révélé la persécution
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| Mme Deng Shiying |
Mme Deng Shiying habitait au quartier de Longtan de la ville de Jilin dans la province de Jilin. Elle souffrait d'une sclérose au foie, d'une hernie discale, d'une lésion de la colonne vertébrale, de graves problèmes cardiaques et d'un grand sentiment de désespoir en ce qui concernait sa vie. En 1996, elle a commencé à pratiquer le Falun Gong et a été bientôt guérie de ses nombreuses maladies. Elle a recouvré sa santé et sa vivacité. Ceux qui la connaissaient se souviennent de sa bonté, de son enthousiasme et de son courage.
Un jour en février 2000, elle a été arrêtée et envoyée pour un an au Camp de Travaux Forcés pour Femmes de Heizuizi. Au camp, Mme Deng était forcée de faire des travaux pénibles durant la journée, mais elle n'était pas autorisée à dormir durant la nuit. Les gardiens l'ont choqué sans répit avec des bâtons électriques et ont attaché ses quatre membres aux quatre coins d'un lit en fer avec son corps complètement écartelé dans les quatre directions durant des périodes de temps variées. Elle ne pouvait ni bouger, ni se lever pour manger, boire ou aller aux toilettes. Pendant tout ce temps, elle n'a pas seulement continué avec détermination à pratiquer le Falun Gong, mais elle a aussi expliqué aux autres l'essence de la pratique afin qu'ils puissent comprendre que la persécution était une erreur. Sa force intérieure a inspiré certaines des autres détenues du camp, mais a également effrayé les autorités du camp qui ont décidé de la punir sévèrement. Ainsi, à la fin de sa peine d'emprisonnement initiale d'un an, ils ont prolongé sa condamnation pendant encore neuf mois et huit jours. Quand Mme Deng a entamé une grève de la faim pour protester de l'extension de sa peine, elle a été torturée et gavée de force au point de vomir du sang.
Après sa libération, elle est restée profondément engagée pour permettre à ses compagnons citoyens chinois de connaître les faits de la persécution du Falun Gong. Elle a de nouveau été arrêtée le 15 septembre 2002 alors qu'elle distribuait des brochures contenant des informations au sujet de la persécution. Elle a été détenue au Centre de Détention du Comté de Yongji. Le 18 février 2003, la Cour Intermédiaire du Peuple de la province de Jilin l'a condamnée à sept ans de prison.
En mars 2003, elle a été envoyée à la Prison pour Femmes de la province de Jilin afin de purger sa peine de sept ans. Les gardiens de prisons ont ordonné à huit détenues de la torturer quotidiennement jusqu'à ce qu'elle renonce au Falun Gong, mais elle ne l'a jamais fait. A cause de la torture, elle est devenue très faible et pouvait difficilement manger, cependant les gardiens ont commencé à la nourrir de force et ont continué de le faire jusqu'à ce qu'elle ne soit plus du tout capable de manger, qu'elle soit presque inconsciente et qu'elle vomisse fréquemment. Son poids est descendu à 25 ou 30 Kg.
Sa famille n'était généralement pas autorisée à lui rendre visite, c'est seulement au matin du 18 juillet 2003 alors qu'elle était dans le coma à l'article de la mort, que sa famille a été sommée de venir la chercher en prison. Ils l'ont immédiatement emmenée à l'hôpital pour un traitement d'urgence. Le médecin les a informé que ses organes vitaux avaient subi de graves blessures et qu'ils ne fonctionnaient pas - sa vésiculaire biliaire était détruite, ses nerfs crâniens souffraient de fibrose et son cervelet s'était atrophié et calcifié.
L'hôpital n'a rien pu faire pour sauver sa vie. Le jour suivant, dans l'après-midi du 19 juillet 2003, à l'âge de 42 ans, Mme Deng est décédée à cause des blessures qu'elle a subies en prison.
Une femme enceinte a été torturée à mort
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| Mme Luo Zhixiang |
Mme Luo Zhixiang vivait et travaillait dans la ville de Guangzhou dans la province du Guangdong, après qu'elle ait été diplômée de l'université de la ville de Wuhan dans la province de Hubei. Elle a commencé à pratiquer le Falun Gong en 1996. Après que l'ancien président Jiang Zemin ait interdit la pratique du Falun Gong, elle et son ami, Huang Guohua, sont allés à Beijing faire appel au gouvernement pour le droit de pratiquer le Falun Gong. En conséquence, ils ont été arrêtés et détenus dans la ville de Guangzhou. Puis Mme Luo a été licenciée de son travail. Après leur libération, tous les deux sont devenus sans abri pour éviter d'être illégalement arrêtés chez eux. Ils se sont mariés le 5 avril 2000.
En octobre 2000, le couple a été arrêté parce qu'ils distribuaient des prospectus du Falun Gong. Elle a été relâchée puisqu'elle était enceinte à ce moment-là; cependant, son mari a été détenu pendant 135 jours dans le Centre de Détention du District de Baiyun.
En mai 2001, Mme Luo a donné naissance à leur fille. Afin d'éviter d'être illégalement arrêtée et persécutée, elle a été obligée d'envoyer l'enfant âgé de 3 mois chez ses beaux-parents et est devenue de nouveau sans abri. Afin de la trouver, les autorités locales ont inscrit son nom sur la "Liste des personnes recherchées" et ont offert une récompense de 30.000 Yuans. (Le salaire moyen mensuel en Chine est de 500 Yuans).
Le 22 novembre 2002, la police locale a trouvé Mme Luo et son mari; ils ont condamné son mari à deux ans de travaux forcés, il est toujours détenu au Centre de Détention de Huadu dans la ville de Guangzhou. Ils ont envoyé Mme Luo au Centre de Détention de Zhuhai, où elle a entamé une grève de la faim pour protester de sa détention. Après sept jours de grève de la faim, elle a été examinée et on a découvert qu'elle était enceinte de trois mois. Aussi, le gouvernement local l'a relâché afin d'éviter d'être tenu responsable si elle ou son enfant à naître venait à mourir. Puis le "bureau 610" du District de Tianhe, ainsi que l'Administration de la Nationalité l'a arrêté chez elle, et l'a envoyé de force dans une classe de lavage de cerveau, où elle a de nouveau entamé une grève de la faim. Elle a été alors envoyé à l'Hôpital de Médecine Traditionnelle de Tianhe. Dans des circonstances suspectes, elle est "tombée" du 3ème étage le 31 novembre, ce qui lui a causé une grave blessure à la tête. Elle est décédée le 4 décembre 2002, alors qu'elle était enceinte de 3 mois.
Le 5 décembre 2002, en apprenant que Mme Luo était en train de mourir, les parents âgés de M. Huang sont arrivés de leur ville natale jusqu'à Guangzhou, accompagnés de la jeune sœur de Mme Luo. Une fois là-bas, ils ont découvert que Mme Luo était morte le jour précédent suite à la persécution qu'elle avait subie. Comme le mari de Mme Luo est toujours détenu, c'est la jeune soeur de Mme Luo qui prend soin des parents de M. Huang.
Un pratiquant est torturé à mort et sa femme, enceinte de 8 mois, subit un avortement forcé
M. Shen Lizhi et sa femme Mme Luo Fangvivaient dans la ville de Leshan, dans la province de Sichuan.
Le 1er février 2002 alors que le couple prenait un bus dans la ville de Chengdu, des officiers de police du commissariat de Yingmenkou dans la ville de Chengdu les a arrêté parce qu'il détenait des informations qui dévoilaient la persécution du Falun Gong. Ils ont été détenus dans le centre de détention, où les officiers Tian Xinming, et d'autres du bureau 610 de la ville de Chengdu ont torturé Mr Shen.
Alors que Mr Shen était près de mourir ils l'ont envoyé à l'hôpital de Qingyang dans la ville de Chengdu pour un traitement d'urgence. Le 3 mars 2002, Mr Shen mourut à l'âge de 33 ans. Les autorités ont bloqué l'information et ont informé ses parents de sa mort un an plus tard.
Mme Luo était enceinte de huit mois quand elle a été détenue. L'officier Tian Xinming l'a forcé à avorter. Mme Luo a été relâchée du centre de détention de Chengdu le 8 mai 2002, et immédiatement a recherché son mari. Cependant les autorités ont nié le fait qu'il avait été détenu et ont caché toutes les informations concernant sa mort.
Le 5 décembre 2002, les policiers du commissariat de la ville de Leshan ont arrêté Mme Luo, et a été battue et torturée parce qu'elle refusait d'abandonner la pratique du Falun Gong. En août 2003, elle a été condamnée à 12 ans de prison et envoyée à la prison de Sichuan dans la province de Sichuan, où elle est toujours détenue.
Chen Yinghua, torturée pour avoir distribué du matériel de clarification, nourrie de force et laissée dans une situation critique
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| Mme Chen Yinghua |
Mme Chen Yinghua, femme, résidente de la Province de Zhejiang. Le 8 août 2003, la police de la ville de Jiaxing l'a arrêté pour avoir distribué du matériel de clarification contenant des informations au sujet de la persécution.
Le 13 septembre 2003, elle a été emmenée dans un centre de détention local, où elle a entamé une grève de la faim pour protester contre sa détention. Les gardes ont ordonné aux criminels détenus de l'immobiliser et de la nourrir de force en insérant un tube dans son passage nasal et dans son estomac. Ils l'ont menotté, enchaîné ses pieds, et l'ont attaché fortement a un lit. On ne lui a pas permit d'aller en salle de repos. Après plusieurs jours de torture, elle fut incapable de marcher.
Le 26 septembre 2003, elle a été envoyée à l'Hôpital de la Prison de la Province de Zhejiang pour être nourrie de force par la suite. Elle a été maintenue attachée à un lit en utilisant une camisole de force et une ceinture spéciale. Après avoir été nourrie de force une première fois par un détenu criminel, son corps entier s'est convulsé de douleur et elle a vomi du sang. Les autorités ont ignoré cet incident et ont continué de la nourrir de force. Après qu'elle a commencé à vomir du sang rouge foncé à forte odeur, les autorités ont réalisé que la paroi de son estomac avait subi une hémorragie parce que le tube à nourrir à touché la paroi de son estomac. Sa pression sanguine était extrêmement basse et se trouvait dans une situation critique. Les autorités lui ont fait subir alors des injections de force.
Lorsqu'elle a été finalement détachée du lit, elle était trop faible pour marcher, son visage était très pale, et ses pieds et ses mains étaient glacées. Ses bras étaient enflés, noirs et bleus avec des meurtrissures. Les vaisseaux sanguins étaient éclatés et le sang ne pouvait pas circuler correctement. Ils ont continué à la torturer en insérant des aiguilles dans ses meurtrissures. Le 13 octobre 2003, les autorités ont permit à Mme Chen d'être libérée parce que son frère à Canade a exposé sa torture au public. Elle a intenté un procès a la Chine
Une femme enceinte de six mois est battue parce qu'elle pratique le Falun Gong
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| Les blessures d'une femme enceinte, pratiquante de Falun Gong |
Je pratique le Falun Gong depuis quatre ans. Je suis devenue très pacifique et ma santé s'est améliorée. Quand le gouvernement a commencé la persécution du Falun Gong j'ai été mise sous surveillance comme beaucoup d'autres pratiquants. Un jour que j'assistais à une conférence de partages d'expériences avec plusieurs autres pratiquants, nous avons été dénoncé. La police a encerclé le site de la conférence. J'étais alors enceinte de six mois. Ils nous ont interdit d'utiliser les toilettes. Quand j'ai demandé d'aller aux toilettes un des policiers ma donné des coups sur l'abdomen avec une baguette en bois. Puis les policiers nous ont mis de force dans un wagon de police. Parce que j'ai refusé de coopérer, ils m'ont jetée à terre, m'ont donné des coups avec une baguette en bois sur le corps, ont tiré mes cheveux, et m'ont donné des coups de poing sur le visage. Mon visage et mes lèvres étaient couverts d'ecchymoses et de sang. J'ai perdu des dents et mes vêtements étaient tâchés de sang.
A la station de police, on m'a forcé à rester debout pendant une longue période de temps. Finalement de peur d'être tenu responsable pour avoir battu une femme enceinte ils m'ont libérée après avoir extorqué 3000 yuans à mon mari (le salaire moyen d'un travailleur chinois est de 500yuans).
Abus sexuel utilisés pour torturer les pratiquantes du Falun Gong au camp de travaux de Dalian dans la province Liaoning
Le camp de travaux forcés de Dalian se trouve à 175 rue Nanlin dans la ville de Dalian dans la province de Liaoning. Depuis que le gouvernement chinois s'est mis à persécuter le Falun Gong en juillet 1999, des milliers de pratiquants et pratiquantes de Falun Gong ont été détenues dans ce camp. Les autorités du camp utilisent des moyens inimaginables pour torturer les pratiquants et les forcer à renoncer à leur croyance dans le Falun Gong.
Dans la section des femmes du camp, l'abus sexuel est une forme de torture commune utilisée par les gardes. Souvent, les gardes déshabillent les pratiquantes et utilisent des méthodes diverses pour les torturer : frapper leurs seins, les violer avec des brosses, insérer dans leur vagin de la pâte faite avec du piments forts et des torchons à vaisselle sales. A cause de cette torture, beaucoup de pratiquantes sont handicapées et ont des difficultés à marcher ; quatre pratiquantes ont été récemment torturées à mort dans ce camp de travaux forcés.
Les histoires suivantes racontent l'abus souffert par six pratiquantes de la province de Liaoning qui étaient détenues dans ce camp simplement parce qu'elles pratiquent le Falun Gong.
Lorsque Mme Wang Lijun, 33 ans, a refusé de renoncer au Falun Gong, les gardes du camp l'ont enfermée dans une cage en fer de un mètre sur un mètre pendant plus d'un mois. Elle ne pouvait ni se mettre debout ni se coucher et était donc forcée de s'asseoir ou s'accroupir. En conséquence, même après qu'elle soit sortie de la cage, elle avait des difficultés à marcher. Plus tard, les policiers l'ont violée avec des brosses à chaussures, ce qui a causé une hémorragie vaginale. Ils ont aussi cassé ses deux jambes ; Mme Wang est handicapée aujourd'hui à cause de cette torture.
Mme Chang Xuexia, 34 ans, a été mise en isolement parce qu'elle refusait de renoncer à ses croyances. Selon l'ordre des policiers, des détenus criminels ont enlevé ses vêtements et l'ont torturée. Ils ont mis un bassin d'eau en dessous d'elle et l'ont violée avec une brosse à chaussures. Ils ont continué jusqu'au sang. Ils ont torturé Mme Chang jusqu'à ce qu'elle perde connaissance à cause de la douleur.
Mme Cheng Hui, 27 ans, réside au district Jinzhou de la ville de Dalian. Elle a été envoyée en isolement elle aussi. On l'a mise sur la " grande suspension ": elle a été suspendue par une corde attachée aux barreaux d'une fenêtre avec ses deux mains menottées derrière le dos et seul ses orteils touchaient le sol. Les policiers ont obligé les détenus criminels à insérer du piment fort dans son vagin et l'ont ensuite sorti pour le mettre dans sa bouche. A cause de la torture qu'elle a soufferte aux camp de travaux forcés, Mme Cheng a maintenant des difficultés à marcher.
Mme Qu Sumei, une résidente du district Shahekou à Dalian, a été mise sur la " grande suspension " pendant cinq jours et nuits pendant que les détenues criminelles la torturaient sexuellement en faisant rentrer de force un linge à vaisselle sale, du piment fort, et d'autres choses dans son vagin. En conséquence, elle n'a pas pu dormir sur un lit pendant trois mois.
Lorsque Mme Man Chunrong a réfusé de renoncer à sa croyance dans Falun Gong, les gardes du camp ont injecté de la pâte de piment fort dans son vagin.
Mme Xu Jinhuan, 54 ans, a été envoyée en isolement et battue par d'autres déténus parce qu'elle chantait des chansons sur Falun Dafa. Ensuite les policiers l'ont suspendue avec ses mains et pieds attachés ensemble et ont battu ses jambes avec des planches de bois. Ces coups ont couvert ses cuisses de bleus.
Wei Xingyan a été violée par la police de la ville de Chongqing
Mme. Wei Xingyan, 28 ans, est une étudiante diplômée en "Transmission de Courant Continu à Haute pression et de Technologie de simulation" à l'École d'ingénierie électrique de l'université de Chongqing. Le 11 mai, 2003, Mlle Wei a été arrêtée et interrogée par le " Bureau 610 " au district Shapingba dans la ville de Chongqing parce que la police la soupçonnait d'avoir accroché des ballons et des banderoles avec les mots " Falun Gong " sur le campus.
Le soir du 13 mai, 2003, un policier a emmené Mlle Wei dans une pièce du centre de détension de Baihelin dans le district de Shapingba. Puis il a ordonné à deux prisonnières de lui enlever ses vêtements. Ensuit, le policier la clouée au sol et l'a violée devant les deux prisonières.
Après le viol, Mlle Wei a commencé une grève de la faim pour protester contre la torture dans le centre de détention de Baihelin. Les gardes l'ont alimentée de force. Ils ont fait en sorte de lui blesser la trachée et l'oesophage avec le tube d'alimentation, ce qui l'a handicapée au point de ne plus pouvoir parler. Le 22 mai, très faible dû à sa grève de la faim et au bord de la mort, Mlle Wei a été envoyée à l'hôpital du sud-ouest de Chongqing pour un traitement d'urgence. Plusieurs policiers en civil du " Bureau 610 " la surveillaient vingt-quatre heures sur vingt-quantre pour l'empêcher de raconter comment elle avait été torturée et violée.
Dû à l'étroit blocus de l'information, on n'en sait pas beaucoup sur la situation actuelle de Mlle Wei. Depuis juin 2003, craignant que le cas de Mlle Wei ne soit revélé, le " Bureau 610 " a arrêté plus de 50 pratiquants de Falun Gong dans la ville de Chongqing.
A cause de sa croyance, Qing Mingzhen est persécutée et sa famille est harcelée
Mme Qing Mingzhen, une femme de la ville de Chengdu dans la province du Sichuan a été détenue deux fois au Poste de Police de Xiaotianzhu. Elle a été condamnée aux travaux forcés pour être allée à Beijing le 29 novembre 1999 afin de faire appel au gouvernement pour qu'il arrête la persécution du Falun Gong. En mars 2000, Mme Qing, accompagnée de sa fille âgée de neuf ans, est allée de nouveau à Beijing pour faire appel. Elle a été détenue pendant plus de trente jours et a aussi été renvoyée de son travail. En décembre 2000, Mme Qing a été condamnée à un an et demi en camp de travail parce qu'elle distribuait des prospectus contenant des informations au sujet de la persécution.
Mme Qing n'a pas été relâchée avant juin 2002. Au début du mois de juillet 2002, Mme Qing est allée passer des vacances chez sa famille dans la ville de Hongyuan dans la province du Sichuan. Des fonctionnaires du gouvernement local lui téléphonaient constamment afin de la harceler, et il y avait même des gens qui la suivaient et la surveillaient, causant beaucoup d'angoisse à sa famille. Ceci s'est poursuivi jusqu'à son retour à Chengdu. Quelques jours plus tard, alors que Mme Qing rendait visite à sa fille chez sa belle-mère, des policiers les ont harcelées en téléphonant aux environs de 1 heure du matin. Ses parents âgés de presque 70 ans ainsi que les membres de sa famille étaient effrayés, et les dérangements ont provoqué la rechute de la tension artérielle de son beau-père. Quelques jours après, moins de dix minutes après que Mme Qing soit retournée chez elle, trois policiers sont arrivés et ont tenté de la kidnapper. Le matin suivant, trompé par la police, le frère de Mme Qing l'a envoyé dans une classe de lavage de cerveau. Un policier a violemment giflé son visage 18 fois devant sa famille, lui causant des vertiges et des saignements abondants du nez. La police a alors menotté ses mains derrière son dos à un arbre. Plus tard, Mme Qing a réussi à s'enfuir mais elle est devenue sans ressources et sans abri.
Zhao Chunying torturée à mort, ses organes ont été prélevés
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| Mme Zhao Chunying |
Mme Zhao Chunying, 56 ans, pratiquait le Falun Gong dans la ville de Jixi, dans la Province du Heilongjiang. En 1999, quand la repression du Falun Gong a commencé, elle a été arrêtée et détenue au poste de police du district de Hengshan de la ville de Jixi. Puis elle a été envoyée au Camp de Travaux Forcés de Wanjia. Après sa liberation, elle a publié sur l'Internet une description des tortures auxquelles elle avait été soumise dans le camp de travail. Quand la police locale du Bureau de la Branche du District de Hengshan l'a découvert, les policiers l'ont arrêtée de nouveau le 15 avril, 2003 et l'ont envoyée au Centre de Détention No. 2 de Jixi. Le 10 mai 2003, sa famille était informée de sa mort.
Le corps de Mme Zhao a été conservé au funérarium de Jixi. Sa famille est restée sous le choc en voyant qu'il était couvert de blessures. Ses yeux étaient légèrement ouverts, son visage était bleu-violacé et il y avait une grande fracture à l'arrière de sa tête. Il y avait des tâches de sang partout et ses côtes étaient fracturées. Ses os et les articulations de ses bras étaient clairement visibles. Sa famille a décidé de prendre des photos et de faire appel de sa mort. Les gardiens ont essayé de les en empêcher, en disant à la famille qu'ils n'avaient pas le droit de prendre des photos. La famille de Mme Zhao a essayé de toute ses forces et a finalement réussi à prendre plusieurs photos. Après quoi, le médecin légiste a examiné une fois le corps, mais a menti sous la pression de la police, il a dit que son corps aurait été blessé suite à des coups que la personne se serait infligée elle-même, ou parce qu'elle était malade, ou que peut-être elle avait été battue à mort par des prisonniers. La famille lui a demandé, "Pourquoi refusez-vous de dire qu'il est possible qu'elle ait été battue à mort par la police?" Le médecin n'a pas répondu.
Dû à la condition terrible du corps de Mme Zhao, sa famille a demandé une autopsie. Grâce à leurs efforts persistants, leur demande a été accordée. L'instance judiciaire de la province a conduit la première des deux autopsies sur les restes de Mme Zhao. Il a découvert une blessure au couteau sur sa tête. Il a conclut que ses quatre côtes fracturées et les bleus qui couvraient son corps étaient le resultat d'un sévère passage à tabac. Selon ses conclusions, les coups ont aussi causé beaucoup de saignements internes. Le 15 novembre 2003, le Comité d'Evaluation Juridique de Heilongjiang a fait une deuxième autopsie et découvert que non seulement des côtes mais aussi le crâne était fracturé. Elle a de plus constaté que son coeur, sa rate, son pancréas et d'autres organes internes manquaient.
Les membres de famille de Mme Zhao essaient de poursuivre en justice les gens responsables de sa mort. Pendant les derniers quelques mois, sa famille a fait appel au tribunal et aux commissariats locaux pour demander justice, mais sans aucun résultat jusque là . Le meurtre de Mme Zhao et le silence du médecin qui a suivi, sont deux morceaux d'une vaste et complexe dissimulation en Chine
Ci-dessous des photos pris après l'autopsie de Mme Zhao :
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| Mme Zhao Chunying's autopsy | |