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Edition n° 7  
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Cher lecteur:

En juillet 1999, le gouvernement chinois a lancé une persécution violente contre 100 millions de pratiquants de Falun Gong. Cette persécution, qui n'est pas différente de la persécution des premiers chrétiens il y a deux mille ans, a apporté beaucoup de souffrances à d'innombrables familles.

L'unique objectif de la persécution est de forcer tous les pratiquants de Falun Gong à renoncer à leur croyance et à se conformer à la doctrine athée des autorités. Torturer les pratiquants jusqu'à la mort et les forcer à choisir entre une mort physique et un reniement – tenter de les contraindre à abandonner la dignité, les valeurs fondamentales, et la conscience morale - devient l'enjeu primordial de cette persécution. La police chinoise a ouvertement dit aux pratiquants de Falun Gong : « Nous vous ferons implorer la vie alors que vous êtes agonisants, et implorer la mort alors que vous êtes en vie ! » La seule issue ? C'est de mentir et de dire que le Falun Gong leur a fait du tort ainsi qu'à la société, et de remercier le gouvernement de les avoir sauvés du Falun Gong. Dire des mensonges pour vivre ou dire la vérité et mourir.

Les enfants en sont particulièrement les victimes et sont même exploités par cette brutale persécution. Certains ont été directement torturés et tués pour contraindre leurs parents. Mises à part les arrestations et les exécutions arbitraires, certains souffrent de voir leur famille brisée. D'autres ont été expulsés de l'école et ont été dépeints comme des « exemples » de l'abandon « de parents impitoyables du Falun Gong » pour inciter la haine de la société envers les pratiquants. La sévérité et l'ampleur des abus ne sont limitées que par l'imagination des esprits malfaisants. Voici plusieurs rapports bouleversants qui ne représentent qu'une minorité de ceux que nous avons reçus.

Nous vous soumettons ces cas dans l'espoir que vous serez les porte-paroles de ces enfants. Les droits de l'homme sont loin d'être respectés partout dans le monde. Cependant, La persécution du Falun Gong est différente dans la mesure où la gravité de la situation n'a été condamné par aucun des gouvernements. C'est pourquoi, la persécution du gouvernement chinois s'intensifie, et les cas de violation des droits de l'enfance continuent à augmenter. Si nous ne révélons pas ces atrocités, nous laissons les enfants de Chine dans la souffrance et dans l'oubli.

Merci de votre aimable attention

Le groupe de travail des Droits de l'Homme du Falun Gong


Table des matières:

Où est ma maman ?

Mme. Luo Zhixiang Kaixin, fille de Mme. Luo Zhixiang
Quand Kaixin s'ennuie de sa maman, elle embrasse sa photo.
Kaixin bébé avec son grand-père Un coin de la pièce où vit Kaixin

Huang Kaixin est âgée de trois ans et s'ennuie beaucoup de sa mère, Mme. Luo Zhixiang, Mme Luo a été torturée à mort au centre de désintoxication de Huangpu dans la ville de Guangzhou, et le père de Kaixin, M. Huang Guohua, erre sans abri pour éviter d'être capturé et torturé pour sa croyance.

Mme. Luo a vécu dans la ville de Guangzhou, province de Guangdong. Après avoir reçu un diplôme d'une université de la ville de Wuhan, province de Hubei, elle a travaillé en tant qu'ingénieur. Elle a commencé à pratiquer le Falun Gong en 1996. Dans son lieu de travail, elle était connue comme étant une personne aimable et assidue. Après que le gouvernement central eut interdit la pratique du Falun Gong, son mari M. Huang Guohua, et elle, sont allés à Pékin pour faire appel au gouvernement afin d’avoir le droit de pratiquer le Falun Gong. Ils ont été arrêtés, détenus, et depuis, torturés de nombreuses fois.

En mai 2001, Mme. Luo a donné naissance à leur fille. Pour éviter d'être à nouveau arrêtée et torturée, elle a été obligée de laisser son enfant en bas âge âgé de trois mois à sa belle-mère et est devenue sans abri. Les autorités locales ont mis son nom sur une liste et ont promis une récompense de 30.000 yuans pour sa capture. Après que son mari ait été libéré du camp de travail de Huadu de la ville de Guangzhou, il a rejoint Mme. Luo et est devenu lui aussi sans abri.

Le 22 novembre 2002, la police locale a retrouvé le couple et les a arrêtés. Le mari de Mme. Luo a de nouveau été condamné aux travaux forcés au camp de travail de Huadu. Mme Luo a été libérée après un examen révélant qu'elle était enceinte de trois mois. Cependant, les autorités du bureau 610 » de la zone de Tianhe, l'ont à nouveau arrêtée et envoyée pour un lavage de cerveau au centre de désintoxication de drogue de Huangpu dans la ville de Guangzhou. Elle a recommencé une grève de la faim et par la suite fut torturée. Le 30 novembre 2002, alors qu'elle était toujours en détention, sa tête a été gravement blessée quand elle tomba du troisième étage d'un bâtiment dans des circonstances très suspectes. Elle fut alors envoyée à l'hôpital.

Le 1er décembre 2002, on a annoncé à la famille de Mme. Luo qu'elle était sur le point de mourir. Le 5 décembre, sa belle-mère lui amena sa fille Kaixin de la ville de Guangzhou, mais Mme. Luo était déjà morte. Elle était morte enceinte de trois mois et âgée de 29 ans. Les membres de sa famille ont constaté que son visage était complètement tuméfié. Les autorités locales ont essayé de masquer la torture, en déclarant qu'elle s'était suicidée en sautant d'un bâtiment. Avant sa mort, Mme. Luo avait entamé une grève de la faim pendant sept jours et donc était trop faible pour marcher. Il y avait trois personnes qui la surveillaient constamment jour et nuit, même lorsqu'elle allait aux toilettes. Il lui aurait été impossible de s'échapper et de sauter d'un bâtiment. De plus, après sa chute, seule sa tête a été blessée. Or, si elle avait sauté réellement d'un bâtiment, cela aurait provoqué d’autres lésions sur le reste du corps.

La famille de Mme. Luo a refusé d'incinérer son corps et a demandé une autopsie. Cependant, les autorités locales les ont menacé, et ont obligé son mari à signer les papiers autorisant l'incinération. Depuis, les beaux-parents n'ont plus aucune rentrée d'argent et ont donc rempli une demande d'allocation pour vivre, mais cela leur a été refusé. Ses beaux-parents et la petite Kaixin ont été forcés d'errer sans-abri dans les rues pendant plus de quatre mois.

Le mari de Mme Luo a été libéré plusieurs mois après la mort de sa femme. Il est devenu à nouveau sans abri pour éviter d'être capturé et subir la persécution. Les beaux-parents de Mme. Luo, qui sont également des pratiquants de Falun Gong, ont été également détenus et torturés. La police les a libérés après les avoir torturés pendant un mois et a confisqué le peu d’argent qu'ils possédaient.

Kaixin, qui est âgée de moins de trois ans, vit maintenant avec ses grands-parents dans le village de Rujia, de la ville de Wujing, du comté de Linqu, dans la province de Shandong, où leurs conditions de vie sont si précaires que la maison est faite de briques de boue et qu’il y a une fente d’un mètre de long dans le plafond. La petite s'ennuie de sa maman, et embrasse souvent sa photo. Elle dit fréquemment à ses grands-parents, « j'ai vu maman. Elle est si belle, maman vient souvent me voir. »


Une jeune mère et son fils âgé de huit mois torturés à mort dans le camp de travail de Tuanhe

Mme. Wang Lixuan et son fils, Meng Hao

Mme. Wang Lixuan vivait dans le village de Nangou, dans la ville de Qixiasikou de Yantai, dans la province de Shandong. Depuis le 20 juillet 1999, elle est allée à Pékin 8 fois pour faire appel au gouvernement afin d'arrêter la persécution du Falun Gong. Le 21 octobre 2000, sur le chemin de Pékin, Meng Hao, son bébé âgé de huit mois et elle, ont été arrêtés par les fonctionnaires du bureau de liaison du gouvernement de Shandong à Pékin et ont été détenus au camp de travail de Tuanhe, à Pékin.

Le 7 novembre 2000, son fils et elle ont été torturés à mort au camp de travaux forcés. Quand sa famille a reçu la notification de sa mort et quand ils sont arrivés à Pékin, ils ont trouvé les corps glacés de Mme Wang et de son fils. Selon l'examen du coroner, son cou et ses vertèbres étaient brisés, son crâne percé et il y avait une aiguille coincée dans sa taille. Il y avait deux contusions profondes sur les chevilles de son fils et deux taches noire et bleue sur sa tête ainsi que du sang dans son nez. Les contusions ont pu avoir été causées quand les gardes du camp de travail ont attaché le petit Meng Hao par les chevilles et l'ont suspendu à l'envers.

Des membres de la famille de Mme Wang ont été également persécutés. Son père M. Wang Guihai, Sa mère Mme. Li Xiuxiang, Sa soeur Mme. Wang Lihui, étudiante à l'université de Yantai, ont été condamnés à trois ans de travaux de forcés au camp de travail de Wangcun dans la ville de Zibo, de la province de Shandong simplement parce qu'ils pratiquaient le Falun Gong. Son plus jeune frère M. Wang Xucao, étudiant à l'université d'architecture de Jinan est devenu sans ressource à cause de la persécution.

 

Un enfant de quatre ans privé des soins de ses parents

Huhu

Huhu est un garçon de Beijing âgé de quatre ans. Son père, M. Yu Chao,30 ans était un ingénieur de réseau. Sa mère, Mme. Chu Tong 32 ans était une conférencière à l'Institut de micro-électronique à l'université de Tsinghua

Le 25 avril 2000, le père de Huhu, Mr. Yu Chao, est allé sur la place Tiananmen pour faire appel au gouvernement afin de faire cesser la persécution du Falun Gong. Pour cette raison, il a été arrêté et détenu pendant un mois et condamné à un an de travaux forcés. Plus tard on lui a permis de purger sa peine à l'extérieur du camp de travaux forcés.

Le 27 octobre 1999, quand la mère de Huhu, Mme Chu Tong, est allée à la place Tiananmen pour faire appel pour le Falun Gong, la police l'a brutalement battue. Ils l'ont arrêtée et détenue dans la section numéro 7 du département de police de la ville de Pékin. Elle a été condamnée à un an et demi de prison sans aucune procédure légale. Après avoir été libérée en été 2001, elle a écrit un article exposant les tortures qu'elle avait subies en prison et a publié sa « déclaration solennelle » exprimant son intention de continuer à pratiquer le Falun Gong. Son mari et elle, M. Yu, ont été obligés de quitter leur maison avec leur fils Huhu pour éviter d'être à nouveau arrêtés et persécutés.

La police a continué à les poursuivre et à surveiller étroitement l'appartement des grands parents de Huhu. Les moyens de la petite famille étaient très limités. En août 2002, la police du bureau de la sécurité nationale et du bureau 610 [1] de Pékin a arrêté les parents de Huhu. Huhu a été séparé de ses parents et a été pris en charge par une famille d'amis.

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[1] « bureau 610 » : Une agence nationale spécifiquement créée afin de supprimer le Falun Gong et de «transformer » des pratiquants. Il a le pouvoir absolu au-dessus de tous les niveaux d'administration dans le parti communiste, aussi bien que dans tous autres corps politiques et judiciaires.

 

Un enfant de dix ans privé d'instruction et forcé à vivre sans abri

Huang Chunlin, est un garçon âgé de dix ans et habite dans la ville de Tieling, dans la province de Liaoning, et est maintenant obligé d'errer sans abri avec sa mère, Mme Jin Hongyu. Parce qu'elle est allée à Pékin pour faire appel au gouvernement afin de faire cesser la persécution du Falun Gong. Mme Jin a été détenue quatre fois par le département de police de la zone de Xicheng à Pékin et le département de police de la zone de Yinzhou dans la ville de Tieling. Elle a été condamnée à un an de travaux forcés et à payer une somme de 5.000 yuans pour sa libération. En 1999, quand Chunlin avait six ans, sa mère, sa tante, et sa grand-mère ont toutes été arrêtées parce qu'elles pratiquaient le Falun Gong, le laissant seul, sans personne pour s'occuper de lui, avec son grand-père qui souffrait d'une grave maladie. Cela fut très dur pour eux.

En février 2002, Ma, le chef du commissariat de police de Chaihe, de la région de Yingzhou, dans la ville de Tieling, avec plusieurs autres policiers, sont allés à la maison de la Mme Jin et de ses parents pour les harceler. À plusieurs reprises ils ont obligé les clients du restaurant de Mme. Jin à partir. Puis, sans aucune autorisation, la police a fouillé et fait fermer le restaurant. Mme. Jin a été obligée, prenant Chunlin avec elle, de quitter sa maison pour éviter davantage de persécution. Jusqu'à présent ils sont sans ressources et leur vie déjà difficile est devenue encore plus dure.

En mai 2002, les policiers Yu Dehai, Sun Lizhong, et Yang Dongsheng, du département de police de de Yinzhou dans la ville de Tieling ont trouvé Chunlin et l'ont kidnappé. Ils l'ont interrogé et essayé de savoir où était sa mère, mais il a refusé de parler. Sun Lizhong l'a alors pris par la gorge et l'a menacé, « je ne te déposerai pas tant que tu refuseras de parler. Ne pense pas que je ne peux rien te faire parce que tu n'es juste qu'un enfant. Tu ferais mieux de parler sinon je t'enfermerai dans une prison ici » Yu Dehai a dit à Chunlin, « si tu nous dis où sont ta mère et ta tante tout de suite, nous t'assurons que nous ne les arrêterons pas. Mais si tu ne nous le dis pas nous les battrons si nous les capturons. » La police n'a pas permis au garçon de dormir la nuit. Chunlin était dans un état d'épuisement total après trois jours de tourments.

Plus tard, la soeur de son père est venue pour l'emmener chez elle pour s'en occuper. Elle l'a inscrit à l'école, mais les policiers sun Lizhong et Yang Dongsheng ont continué à le persécuter. Ils sont allés à l'école et l'ont suivi tous les jours jusque chez lui. Pendant ce temps ils avaient mis le téléphone de sa tante sous écoute. Sous la pression de la police, l'école a refusé de recevoir Chunlin en cours. Incapable de supporter une telle pression, sa tante est tombée malade, et les autres parents n'ont pas osé prendre soin de lui. Huang Chunlin est maintenant avec sa mère, et ils sont sans foyer et sans ressource.

 

Est-ce que j'ai perdu maman aussi ?

Photo de gauche: Zou Rongfa, Photo de droite :
le père deRongfa (Zou Songtao)et sa mère mother (Zhang Yunhe)

Zou Rongfa est née en novembre 1999. À cette période, son père, Zou Songtao, était emprisonné dans un centre de détention parce qu'il était allé à Pékin pour faire appel au gouvernement afin de faire cesser la persécution du Falun Gong. Mr. Zou a été libéré en décembre 1999. Il a été emprisonné de nombreuses fois parce qu'il était un pratiquant de Falun Gong.

Le directeur du commissariat de police de Taixi, Gong Guoquan, avait déjà menotté M. Zou à une chaise de fer. Il l'avait battu avec la semelle de sa chaussure, causant une blessure à sa tête qui commença à saigner et à doubler de volume jusqu'à être méconnaissable Il perdit connaissance pendant plus de vingt minutes.

En juillet 2000, M. Zou a été envoyé au camp de travaux forcés dans la ville de Qingdao. Plus tard, en fin septembre 2000, il a été transféré au camp de travaux forcés de Wangcun dans la ville de Zibo. Le matin du 3 novembre 2000, les policiers Zheng Wanxin, Shao Zhenghua, et d'autres ont isolé Mr. Zou dans une salle d'interrogation, ils l'ont électrocuté avec des bâtons électriques, et l’ont achevé en l'espace de deux heures. Rongfa a perdu son père.

Après la mort de Mr. Zou, la police a continué à harceler la mère de Rongfa Zhang Yunhe. et à la surveiller étroitement. En février 2002, la police a arrêté Mme. Zhang et l'a détenue au centre de détention de Dashan, de la ville de Qingdao. La police a refusé de donner de ses nouvelles à sa famille. Zou Rongfa a été séparé ainsi de sa mère.

Rongfa a du rester avec sa grand-mère, qui était âgée de plus de 60 ans. Cependant, en août 2001 sa grand-mère est tombée malade et est morte de tristesse d'avoir perdu son beau-fils et d'être séparée de sa fille.

Rongfa a perdu son père, sa mère, et sa grand-mère, les trois personnes qu'elle aimait le plus. A chaque les fois que sa famille lui manque, elle monte sur un petit tabouret et embrasse la boîte qui contient les cendres de son papa.

 

Rapport de la mère de Chen Ying

Chen Ying

Le 19 août 1999, dans une émission de CCTV un rapport a été fait concernant Chen Ying, une étudiante en première année au lycée de Shuren de la ville de Jiamusi, dans la province de Heilongjiang. Le rapport a déclaré que Chen Ying, après avoir essayé de se suicider plusieurs fois, était morte en sautant d'un train. Ce rapport était faux.

Chen Ying pratiquait le Falun Gong depuis mai 1996. Elle était en bonne santé physique et mentale et était une étudiante intelligente avec un très bon caractère, toujours disposée à aider les autres. À l'école, elle était vice-présidente de sa classe et était très active dans les activités en dehors du programme. C'était une excellente étudiante qui avait reçu de nombreux prix d'excellence dans les universités, dans le domaine des sports, et était de très bonne moralité. Elle a reçu également de nombreuses récompenses. Ses professeurs et camarades de classe parlaient beaucoup d'elle. À la maison, elle était d'une grande aide pour sa mère et ses voisins l'aimaient beaucoup.

Le 22 juillet 1999, CCTV a annoncé l'interdiction de pratiquer le Falun Gong. Cette soirée là, Chen Ying est allée à Pékin pour faire appel afin d’avoir le droit de pratiquer le Falun Gong. Le 29 juillet, un parent l'a trouvée sur la place Tiananmen à Pékin et l'a ramenée à la ville de Jiamusi par train. Quand le train s'est arrêté à la ville de Qinhuangdao, Chen Ying faussa compagnie à son parent qui s'était arrêté dans un magasin. Le parent est entré en contact avec la gare de Qinhuangdao pour demander de l'aide afin de la retrouver, mais elle restait introuvable. Chen Ying a été arrêtée plus tard à Pékin et mise dans un train surveillée par un responsable du chemin de fer. Pendant un arrêt de deux heures à une station, Chen Ying s'est échappée pendant un moment d'inattention de son surveillant. Le 2 août, Chen Ying a été arrêté à nouveau à Pékin et envoyée au bureau de liaison de la ville de Jiamusi; cependant le jour suivant, elle est parvenue à s'échapper.

Le 4 août, le père de Chen Ying, son directeur, et un responsable de sécurité d'école sont allés à Pékin pour la ramener chez elle. Ils l'ont cherchée pendant une semaine mais n'arrivaient pas à la trouver. Un responsable du bureau de liaison a promis d'informer les membres de la famille de Chen Ying et le directeur de l'école dès qu'elle aurait été trouvée. Le 15 août, Chen Ying a été de nouveau arrêtée à Pékin, mais personne n'a informé l'école ni les membres de sa famille. Le 16 août, Chen Ying a été escortée vers la ville de Jiamusi. Sur le chemin, vers 2:34H de l'après midi. Chen Ying est allée aux toilettes et a sauté du train par la fenêtre. Le train a continué sa course pendant environ 10 kilomètres avant de s'arrêter complètement. L'équipage de tête de train et le policier Li se sont précipitée pour chercher Chen Ying et l'ont envoyée à l'hôpital de Fengrun dans la ville de Fengrun.

Vers 5:00H de l'après midi, le 16 août, un officier de police est venu me chercher sur mon lieu de travail et m'a emmené au commissariat de police. Ils m'ont dit que je ne n'aurais pas l'autorisation de voir ma fille si je continuais à pratiquer le Falun Gong. Parce que je voulais voir ma fille, j'ai menti et dit que je ne continuerais pas à pratiquer le Falun Gong. Ils ne m'ont pas dit que ma fille était déjà morte. Quand nous sommes arrivés à l'hôtel de Fengrun après 9:00H du soir le 17 août, l'officier Li nous a dit qu'ils n'avaient pas arrêté de lui donner de l'oxygène pendant toute la soirée du 16 août mais qu'elle n'a pas pu s'en sortir. Ils avaient alors envoyé son corps au crématorium de Fengrun pour la congélation.

Le 18 août, afin d'avoir l'autorisation de voir le corps de ma fille, j'ai été forcé de mentir encore lors d'une interview de TV dirigée par la station de TV de Tianjin au nom de CCTV, en disant que j'avais complètement cessé de pratiquer le Falun Gong. Puis, le même jour, j'ai été accompagné par des officiers de police au crématorium pour voir le corps de ma fille. Cependant, je n'ai pas eu l'autorisation de voir l'incinération, et j'ai été obligé de quitter la ville de Fengrun après 2:00H de l'après midi.

Maintenant, je me dois de dire la vérité. Ce que j'ai dit à la police et aux journalistes était des mensonges, y compris l'histoire qui a été publiée dans le journal du soir de Sanjiang.

Le 29 mars 2000, je suis allé à Pékin pour faire appel pour le Falun Gong comme ce qu'avait fait ma fille auparavant. J'ai été arrêté dans le train de Shenyang à Pékin et envoyé dans un centre de détention. Le 3 avril 2000, j'ai été escorté de nouveau vers la ville de Jiamusi par le personnel de mon travail et du commissariat de police. J'ai été détenu dans un centre de détention pendant 47 jours

 

Un adolescent gavé de force avec une drogue nocive et condamné à sept ans de prison

Li Mingwei était un étudiant au collège expérimental, de la ville d'Anqiu, dans province de Shandong.

En mars 2001, très tôt le matin alors que le Li Mingwei dormait toujours, huit fonctionnaires et policiers ont pénétré par effraction dans sa maison et les ont arrêtés lui et sa mère, laissant seule sa soeur de 12 ans à la maison. Ils ont été détenus dans la ville d'Anqiu. Le fonctionnaire de la ville d'Anqiu, Song Baojie, avait assigné deux maisons dans le but de détenir et faire subir des lavages de cerveaux aux pratiquants de Falun Gong.

Li Mingwei a commencé une grève de la faim pour protester contre sa détention illégale. Cinq jours plus tard il a été envoyé de nouveau à l'école, où il était détenu dans une petite salle. Sous des ordres de Wei, un fonctionnaire de la ville d'Anqiu, et comme punition, l'école l'a envoyé à l'hôpital d'Anqiu pour un gavage forcé. Ils lui ont injecté une drogue inconnue qui a engourdi son corps entier. Ils ont essayé d'insérer un tube par son nez, mais ont échoué parce que le tube était trop épais. Ils l'ont alors forcé à ouvrir la bouche avec des instruments de torture afin d'insérer le tube dans son estomac. Sa bouche blessée a saigné abondamment à cause de cette torture.

Les fonctionnaires d'école ont essayé de forcer Li Mingwei à écrire une déclaration stipulant qu'il ne ferait plus appel au gouvernement pour faire cesser la persécution du Falun Gong. Ils lui ont dit que s'il refusait de l'écrire, ils l'enfermeraient et ne lui permettraient pas de retourner en classe. Un professeur le surveillait étroitement le jour tandis que deux étudiants le surveillaient la nuit. Il a été forcé de subir un lavage de cerveau qui diffamait le Falun Gong.

En juillet 2001, le Li Mingwei est à nouveau allé à Pékin faire appel au gouvernement pour arrêter la persécution. Il a été arrêté et renvoyé à l'école, où il a été détenu pendant tout l'été. Li Mingwei a commencé une autre grève de faim et a été de nouveau libéré.

Un jour, alors qu'il était en cours il a été convoqué au bureau de l'école. Plusieurs professeurs l'ont entouré et l'ont attaqué verbalement. Un des directeurs d'école, Jiang Dongpo, l'a giflé plus de dix fois.

Pour éviter d'être à nouveau persécuté, il a du quitter l'école et son domicile, errant de ci et de là pour ne pas être localisé. Les dernières informations sur le Li Mingwei ont indiqué que la police l'a trouvé et l'a détenu dans un centre de lavage de cerveau dans la ville d'Anqiu et condamné plus tard à sept ans de prison

 

Une mère torturée à mort, le père disparu, L'enfant est placé dans un orphelinat

Wang Xiaodong, un professeur de collège de 34 ans a été torturé à mort Liu Xifeng, mari de Mme. Wang, est porté disparu Leur fils, Liu Xiang, est âgé de 11 ans et vie actuellement à l'orphelinat de Shenzhen

M. Liu Xifeng et Mme. Wang Xiaodong Pratiquants de Falun Gong étaient originaires de la Chine du nord-est. Ils étaient tous deux professeurs au collège de Shenzhen Nantou, et ont eu un fils appelé Liu Xiang, qui est maintenant âgé de 11 ans.

Après que la persécution du Falun Gong ait commencé le 20 juillet 1999, M. Liu est allé à Pékin pour faire appel pour mettre fin à l'injustice commise à l'encontre des pratiquants de Falun Gong. Afin d'éviter d'être arrêté par la police, il a marché à pied jusqu'à Pékin, ce qui lui a pris 45 jours. Il a beaucoup souffert durant ce voyage. Ses pieds ont enflés et il ne pouvait plus porter de chaussures

En 2000, la police a arrêté l'épouse de M. Liu, Mme. Wang, et l'a condamné à deux ans de travaux forcés parce qu'elle avait fait appel pour le Falun Gong à Pékin. Elle a subi d'horribles tortures au centre de détention de Nanshan et plus tard dans le camp de travaux forcés de Sanshui. Elle a souffert d'une déficience mentale dû à la torture et a été libérée pour se faire soigner. Après sa libération, elle a reprit la pratique du Falun Gong et guéri rapidement.

Le couple a été licencié par leur école à cause de l'appel qu'il a fait au gouvernement. Pour éviter le harcèlement de la police, ils se sont cachés. L'éducation de leur fils, a donc été considérablement perturbée.

Aux alentours de janvier 2002, M. Liu et d'autres pratiquants sont tombés dans un piège mis en place par le bureau de la sécurité nationale chinoise. La police les a arrêtés dans Buji, à Shenzhen. Le chef de section du bureau national de police de la sécurité de Shenzhen, Xiao Shizhong, a ordonné de torturer M. Liu. Plus tard il fut emmené à l'hôpital de la police armée de la ville de Shenzhen (également connu sous le nom d'hôpital de la police armée des patrouilles de frontière de la province de Guangdong), qui est un établissement médical pour le bureau « 610» de Shenzhen Pendant plus d'un an, des douzaines de pratiquants de Falun Gong qui ont fait la grève de la faim, pour protester contre la persécution ont été détenus à cet endroit, et ont subi des injections et gavages forcés.

Le 22 mars 2002, aux environ de midi M. Liu, qui faisait une grève de la faim, a été emmené dans la pièce 301 de la première section du département interne de médecine pour y subir un gavage forcé. Le chef de section, Xiao Shizhong, a crié dans le couloir, « perforons ce porc à mort. Faisons une expérience avec ce corps humain. Celui qui veut apprendre peut venir! » Ainsi, l'insertion de tube a été effectuée par les gardes de sécurité Zhang et Tang Jianfeng, qui étaient du personnel non qualifié de la compagnie de sécurité de Longgang de la ville de Shenzhen. Le manque de connaissance dans la façon de faire entraîna des problèmes respiratoires à M. Liu ; son corps entier se contracta et sa vie semblait être en danger. En conséquence, les responsables l'ont tout de suite branché à un moniteur cardiaque pour un traitement d'urgence. Un docteur en service, Dr. Liu âgée de 40 ans, a prescrit une perfusion dans les deux bras. À ce moment critique, plutôt que de permettre à une infirmière qualifiée de faire les perfusions intraveineuses, les gardes de sécurité Zhang et Tang Jianfeng ont insisté pour apprendre à le faire. L'infirmière principale Liu accepta et ordonna à Geng Jie d'initier les deux gardes. Ces hommes ont perforé les mains et les bras de M. Liu plus de vingt fois, faisant éclater les vaisseaux sanguins dans beaucoup d'endroits. Cela a duré plus de dix minutes. M. Liu commença à montrer des battements cardiaques irréguliers et des difficultés à respirer. Son corps entier se tétanisa.

M. Liu a subi à nouveau la torture aux environs de 1:30H de l'après midi le 30 mars 2002, dans la chambre 329 du département interne de médecine. La police l'a gavé de force à deux reprises avec de l'alcool fort par un tube nasal. Il n'avait pas mangé ni bu depuis16 jours. Le responsable de police Wang Wei a sorti quatre paires de menottes, a attaché les mains et les pieds de M. Liu à un lit, et lui a injecté une seringue pleine d'alcool dans le tube d'alimentation nasal. Plus tard, un garde de la sécurité Song Shichao et une autre personne de la compagnie de sécurité de Longgang lui ont injecté deux fois la quantité d'alcool qu'ils avaient administré au départ. En moins d'une heure, ils ont inséré le tube dans son nez à deux reprises et lui ont injecté deux fois de l'alcool. La deuxième fois, le tube était couvert de sang quand ils l'ont retiré.

M. Liu s'est échappé de l'hôpital et a retrouvé sa liberté quand les gardes de prison qui le surveillait se sont endormis.

Le 22 septembre 2002, M. Liu et son épouse, Mme. Wang, ont été à nouveau arrêtés.

Actuellement, personne ne sait où se trouve M. Liu. La police a torturé Mme Wang jusqu'à la mort après qu'elle ait fait une grève de la faim pendant quatre mois au centre de détention de Shenzhen à Nanshan. Il est dit que la police a envoyé leur fils de 11 ans à l'orphelinat de Shenzhen.

 

Un lycéen est obligé de quitter son domicile pour éviter la torture

J'ai 17 ans et suis étudiant au lycée. En juin 2001, avant un examen important à l'école, mes professeurs et les autorités de l'école m'ont appelé dans leurs bureaux plusieurs fois pour me dire de ne pas donner à l'examen les vraies réponses aux questions sur le Falun Gong. Toutefois je n'ai pas voulu mentir, ainsi j'ai dit la vérité sur le Falun Gong. L'administrateur d'éducation de la ville, Yao, et un professeur, Zheng, m'ont menacé deux fois et ont voulu m'envoyer dans un camp de travaux forcés.

Quand ils sont venus chez moi, je me suis échappé pour éviter d'être capturé et torturé. Les autorités et les policiers de la ville de Sanjie ont menacé mes parents. Ils ont dit à mes parents que s'ils ne me faisaient pas changer d'avis, ils les arrêteraient et confisqueraient notre terre. Les autorités, Dong Xiquan et Wang Jiubing, ont également battu mes parents. Le 3 septembre 2001, pour éviter davantage de torture, mes parents sont partis de la maison. Nous sommes maintenant sans foyer errant dans les rues. Je n'ai pas pu retourner à l'école depuis que nous sommes devenus sans abri.



Pour plus d'information concernant les violations des droits humains contre les pratiquants de Falun Gong, vous pouvez visiter
     Groupe de travail des droits de l'homme du Falun Gong
Pour plus d'information sur la situation actuelle du Falun Gong, veuillez visiter :     
     Centre d'information sur le Falun Dafa
Pour apprendre plus au sujet du Falun Gong, veuillez visiter :     
     Qu'est ce que le Falun Gong ?
Pour connaître la raison pour laquelle le gouvernement a commencé à persécuter le Falun Gong, vous pouvez visiter :
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